Le Créole


  B- Le créole pris socialement

Le Créole est la langue maternelle des haïtiens. A souligner qu’on entend par langue maternelle d’une personne « la ou les langue(s) que cette personne a apprise(s) dans son enfance au cours de son apprentissage du langage ». Ce terme est substitué de temps à autre par le terme langue première. Quoiqu’étant la langue parlée par tous (la langue nationale – parlée par 98.5% de la population), le créole n’a été que récemment, par la constitution de 1987, reconnu comme langue officielle du pays et depuis, il y eu des textes officiels, des programmes radiotélévisés en créole. Il a, paradoxalement, toujours été considéré comme la langue informelle parlée a la maison, la langue des marchés, des milieux ruraux.

C- Le créole dans le contexte éducatif

L’enseignement du créole a débuté à l’école primaire moins de 20 ans de cela. C’est ce qui explique que bon nombres d’haïtiens parlent créole mais ont de grandes difficultés à lire ou écrire en créole. Quoique le créole ait été inclus dans la pédagogie, il n’est pas plus qu’un outil d’apprentissage. Il a été plutôt appris comme on apprend une langue étrangère ou une langue seconde ; il n’y a pas vraiment dans les écoles des livres de mathématique ou de sciences en créole. Le français est resté jusqu'à présent la langue éducative. Nous connaissons très bien en Haïti ce que les linguistes qualifient de « linguistique de la crise ». La plupart des élèves haïtiens particulièrement ceux des milieux ruraux et/ou ceux dont les parents sont illettrés ou d’un niveau intellectuel très bas, souffrent de ce que les psychologues scolaires y compris Basil Bernstein appellent « le déficit linguistique cognitif ». En plus de cette réalité, l’enseignement en Haïti se fait avec des livres écrits en français par des professeurs haïtiens et pour des élèves haïtiens dont le langage principal à tous deux est le créole. Il y a, en plus des exercices de compréhension et d’appropriation du contenu du cours, un constant exercice de traduction du français au créole et vice versa par les élèves. D’ou, entre autres, une grande cause de déficit scolaire enregistré fort souvent dans le pays.

Par Rose Darline Pierre

Entrez le corps du texte ici ...

Vous voyez une version text de ce site.

Pour voir la vrai version complète, merci d'installer Adobe Flash Player et assurez-vous que JavaScript est activé sur votre navigateur.

Besoin d'aide ? vérifier la conditions requises.

Installer Flash Player